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Londres

Vins & Spiritueux

Connaissez-vous le Victoria Gin Club ?

21 mars 2017

En début d’année, j’ai été convié par la marque iconique Bombay Sapphire à intégrer un club d’amateurs de gin : le Victoria Gin Club. Une superbe idée !

Et pour nous (re)faire découvrir l’une des marques les plus emblématique de spiritueux (au monde, oui oui), quoi de mieux qu’un déplacement à Laverstoke Mill, pour une visite privée de la distillerie.

Direction donc la campagne anglaise (dans le Hampshire) à 100km de Londres avec l’ensemble du crew Bombay Sapphire pour une visite en bon et due forme.

 

 

 

 

Un voyage-découverte unique pour les amateurs de gin

 

 

 

Inaugurée il y a quelques années, cette distillerie est un lieu empreint d’histoire. Sachez que pendant plus de 200 ans, l’usine a historiquement produit le papier destiné à la fabrication des billets de la banque d’Angleterre !

Et depuis, l’usine abrite un tout nouveau visage avec l’implantation de la marque Bombay Sapphire. Pour un tel rendu, l’architecte Thomas Heaterwick a réalisé un travail titanesque pour  transformer cette ancienne fabrique de billets de banque en une distillerie haut de gamme.

Une fois à l’intérieur, Sam (notre génial guide) nous a détaillé tout le processus complexe qui permet de donner naissance au gin Bombay Sapphire. Des épices à la distillation, on s’aperçoit rapidement que le processus de fabrication n’a pas bougé depuis l’invention de la recette… une prouesse !

 

 

 

La recette du gin Bombay Sapphire est précieusement conservée dans un coffre en Suisse

 

 

 

On a également pu se rendre compte que le site de la distillerie est imprégné d’une rare beauté, surtout lorsque l’on découvre les serres géantes (l’une tropicale et l’autre tempérée) dans lesquelles poussent les 10 épices qui confèrent au gin son goût unique.

Selon moi, c’est la pièce maîtresse de la distillerie puisque qu’elle regroupe l’ensemble des arômes du Bombay Sapphire (qui proviennent de dix jardins botaniques différent). A l’intérieur, on peut même découvrir les spécimens horticoles qui ont infusés dans le spiritueux : passionnant !

La visite de la distillerie se poursuit en fonction des différentes étapes de fabrication du gin. A l’intérieur du bâtiment principal, nous découvrons d’impressionnants alambics de cuivre. On apprend également que la distillerie tourne à plus ou moins 300 bouteilles/jour.

Nous terminons par un passage à l’Empire Room (où plus de 200 références de gin sont présentes) pour une dégustation finale. Sam nous fait même l’honneur de tester une édition limitée : Bombay Amber, un régal.

 

God save Bombay Sapphire

 

Et ce n’était que la partie émergée du superbe programme qui nous attendait ! Retour à Londres dans la soirée et repos mérité dans une superbe chambre de l’hôtel Mondrian (du côté de South Bank pour les curieux).

Après la théorie du matin, il était temps pour notre crew de passer à la pratique et donc à la dégustation de cocktails. Dur labeur diriez-vous ! 1ère étape au Dandelyan (avec une vue spectaculaire sur la Tamise), le superbe bar de l’hôtel Mondrian où nous trinquons à la longue vie du Victoria Gin Club.

 

 

21h à peine et nous prenons la direction de l’incontournable American Bar du Savoy. Oui, je vous parle bien de cette institution, de ce lieu qui est régulièrement classé parmi l’un des 50 meilleurs bars au monde. Une atmosphère particulière se dégage de ce bar mythique où l’on pourrait passer la journée à décrypter la carte des cocktails.

 

 

Longue vie au Victoria Gin Club !

 

 

La soirée bat son plein, nous dégustons les cocktails proposés (si possible à base de gin) et il est déjà temps de se diriger vers le restaurant pour dîner. Une table nous a été réservée au Berners Tavern, un restaurant immense avec une multitude de tableau accrochés aux murs et un bar impressionnant qui domine l’assemblée. Les plats (tous succulents) se succèdent et je termine par un petit gin tonic.

 

 

Fin de soirée ? Que nenni. Nous nous mettons en chasse d’un bar à cocktail pour terminer la soirée ! Direction Carnaby Street où nous tombons sur le Disrepute, un très beau bar à cocktail nouvellement ouvert (et plutôt bien caché à la manière d’un speakeasy). Nous trinquons de nouveau puis la fatigue nous gagne.

 

 

Retour à l’hôtel Mondrian où je tombe dans les bras de Morphée. Le lendemain est dédié au temps libre et par chance, c’est ciel bleu à Londres (réalisé sans trucages). En petite chemise en coton, c’est flânerie autour des monuments incontournables de Londres, que je vous laisse apprécier en photo.

 

 

 

 

Après un déjeuner copieux dans le restaurant de l’hôtel, toujours accompagné de l’emblématique boisson bleue (évidemment), il est temps pour notre petit groupe de privilégiés de rejoindre la gare de St Pancras, direction Paris.

Ce fut, vous l’aurez bien compris, un week-end incroyable avec une team Victoria Gin Club des plus chouettes (Désirée, Sandy, Forest, Julien, Frédéric, Marie-Astrid, Caroline & Harvey). Enorme remerciements à Bacardi-Martini pour l’invitation ainsi que la parfaite organisation !

 

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

Luxe

Les flagships, nouveaux empires des marques de luxe !

9 octobre 2013

A l’heure où les défilés sont aujourd’hui davantage considérés comme des vitrines que comme de véritables présentations de collections, comment les stores ont-ils réussis à se réinventer ?

Par l’exploitation du flagship ! Cet angliscisme désigne ce magasin-vaisseau amiral d’une marque.

En effet, le magasin est aujourd’hui une place à re-conquérir pour les marques. Après l’ouverture de franchises à tour de bras, l’heure est aujourd’hui à la personnalisation du magasin en un extraordinaire lieu venant exacerber les valeurs d’une marque.

Ralph Lauren l’a bien compris lorsqu’il a ouvert sa dernière boutique française, située au 173 Boulevard Saint Germain à Paris. Installée dans un hôtel particulier, la boutique s’articule entièrement autour de la Ralph Lauren Philosophy of Life : Du mobilier (tabourets de cuir) aux pièces (bibliothèque privée, ascenseur en fer forgé) en passant par la décoration (boiseries et photos d’époque), tout est mis en scène pour reconstituer l’univers Ralph Lauren à la perfection. L’impression de faire ses achats dans la propre armoire du créateur est surprenante.

Ralph Lauren(3)

Le vêtement vient s’inscrire dans un véritable art de vivre : On peut même y déjeuner, au Ralph’s, histoire de vivre l’american dream jusqu’au bout. Avec ses 2 150 mètres carrés, il est aujourd’hui considéré comme le plus grand flagship européen.

La marque de cosmétique Aesop a adoptée la stratégie de différenciation, choisissant de faire appel à l’esprit de la ville et à de jeunes designers et architectes (comme Rodney Eggleston de March Studios) pour chacune de ses cinquante-trois boutiques. Installé dans une ancienne ferme, au plafond recouvert de fibre végétale ou aux murs constitués de plaques de travaux publiques, chacun des magasins Aesop raconte sa propre histoire.

 

Boutique Aesop de Strand Arade, à Sydney

Boutique Aesop de Strand Arcade, à Sydney

Le magasin devient presque un musée, une expérience à faire absolument qui conforte le consommateur dans son ‘bon choix’ d’une marque ou d’un produit ; Il n’a pas acheté ce jean dans n’importe quel Levi’s Store, il vient des Champs-Elysées : forcément, une valeur ajoutée inestimable.

Chaque marque vient en effet apporter sa spécialité qui vaut le déplacement : Silk Bar dans le tout récent néo palazzo Emilio Pucci, Tailor Shop (atelier de customisation et retouches) chez Levi’s,..

 

L'hôtel particulier de Marie-Laure de Noailles est devenu musée-restaurant-showroom pour Baccarat ©Influencia

L’hôtel particulier de Marie-Laure de Noailles est devenu musée-restaurant-showroom pour Baccarat ©Influencia

Baccarat a ainsi poussé l’audace jusqu’à faire de son flagship un musée dédié à ses propres créations : le Cristal Room. Musée-restaurant gastronomique hybride, ce lieu vient brouiller les pistes : est-on dans une boutique, un musée, un restaurant ? Les couverts utilisés en salle sont-ils à vendre ? Ce verre est-il une antiquité ou une édition limitée ? Le savoir-faire de Baccarat dans les arts de la table et le service légitime ainsi l’implantation d’un restaurant au sein du lieu, dirigé en cuisine par le chef Guy Martin.

On assiste ainsi à la création d‘univers de consommation désacralisés, pluridisciplinaires et décomplexés.

Cependant, à l’heure du digital et de la dématérialisation de l’acte d’achat, on pourrait croire que le shopping ‘réel’ a perdu de sa valeur. Mais il n’en n’est rien. Certaines marques, comme Burberry, ont réussi à s’approprier les technologies naissantes en les transposant dans leurs magasins, transformant l’acte d’achat en une expérience inédite.

Le Connected Store de Burberry, situé au 121, Regent Street, à Londres

Le Connected Store de Burberry, situé au 121, Regent Street, à Londres

La maison, installée depuis 1820 sur Regent Street, a su allier modernité et tradition en alliant architecture victorienne et dernières technologies de pointe . On y trouve le plus grand écran géant jamais installé sur un lieu de vente, des écrans tactiles se tranformant en miroirs, repérant le vêtement porté et diffusant son passage lors du défilé,  des puces RFID sur les vêtements racontant la fabrication dudit produit, du personnel de vente équipé d’ iPad ,de la pluie artificielle..

Le virtuel et le réel viennent s’associer et deviennent complémentaires, pour le plus grand bonheur des consommateurs. Bien évidemment,le choix de flagships imposants et rutilants de design permet aussi d’affirmer sur la place publique sa bonne santé, sa croissance,..et ses clients. Olivier Saguez, du cabinet Saguez &Partners (agence conseil de design et d’identité de marque), développe même cette idée en expliquant que « le flagship n’est pas une condition du succès commercial, mais plutôt la suite logique d’un succès commercial ».

Aujourd’hui, les flagships sont prétexte à de nouvelles expériences qui transforment l’acte d’achat en une visite au cœur de l’univers de la marque. La marque ne s’incarne plus seulement dans le vêtement, elle devient concrète par une maison, un hôtel particulier, une architecture design qui lui confère sa spécificité et son cachet. Elle n’est pas ‘n’importe quelle marque’.

Le flagship est devenu un véritable outil marketing, une démonstration sensorielle puissante qui vient s’imprimer dans l’esprit du consommateur, associant la marque à une expérience positive, nouvelle et innovante, et encourageant sa mémorisation.

Le magasin n’est alors plus seulement un espace de vente mais aussi un espace de rêve…