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TOP 50 du luxe français sur Instagram

15 juillet 2018

Mis à jour en octobre 2018, voici notre top consacré aux marques de luxe françaises présentes sur le réseau social Instagram !

Le luxe 2.0

Le luxe est défini comme étant un mode de vie caractérisé par de grandes dépenses consacrées au superflu.

Parallèlement à cette définition, le luxe a bien changé : il est entré dans l’ère du digital.

Bien loin de l’image de rareté et d’élitisme qu’ont toujours prôné les marques de luxe, elles jouent désormais, la carte de l’ultra-accessibilité en s’implantant massivement sur les réseaux sociaux. Un phénomène qui a vite pris une tournure mondiale.

Ce soudain engouement pour les réseaux sociaux s’inscrit dans une logique de communication et de fidélisation auprès des fans. Dernièrement, on a vu de nombreuses marques s’implanter sur Facebook, Instagram ou encore Snapchat.

Surprenant ? Pas vraiment, compte tenu de la teneur en 15-25 ans présents sur les réseaux sociaux. Ceux-ci permettent de cibler des catégories plus jeunes et éloignées des grandes villes, et surtout, offrent un moyen de communication direct avec les clients.

Il m’est donc apparu évident de réaliser un classement des marques de luxe françaises, parallèlement à la dynamique croissante et flagrante du nombre d’utilisateurs sur Instagram.

Bien évidemment, la quantité de followers ne s’inscrit pas dans la renommée d’une marque. Il s’agit ici de situer et de comparer les marques selon un indice de notoriété et d’influence de leurs comptes Instagram respectifs. (hors pages non-officielles)

Plus efficace que certains canaux traditionnels de communication, Instagram permet d’atteindre davantage de consommateurs et plus précisément la volatile génération Y. L’enjeu, cependant, est de maîtriser son image et sa réputation

Sans surprise, les emblèmes de la culture française à l’étranger, à savoir, Louis Vuitton, Dior ou encore Chanel, sont de loin les plus performants sur la toile, et ce, tous réseaux confondus.

Et n’oubliez pas, la quantité ne fait pas toujours la qualité.

 

(classement en date du 1 octobre 2018):

1). Chanel – 30,1M followers

2). Louis Vuitton27,1 M followers

3). Dior – 21,4 M followers

4). Christian Louboutin – 11,4 M followers

5). Givenchy – 11,2 M followers

6). Balmain – 8,5 M followers

7). Cartier – 7,4 M followers

8). Bugatti7,4 M followers

9). Hermès – 7,3 M followers

10). Chloé – 6,4 M followers

11) Saint Laurent Paris – 4,9 M followers

12). Lanvin – 3,7 M followers

13). Lancôme – 2,9 M followers

14). Moncler – 1,5 M followers

15). Céline – 1,4 M followers

16). Jean Paul Gaultier – 1,3 M followers

17). Van Cleef & Arpels – 1,2 M followers

18). Nina Ricci – 965 K followers

19). Guerlain – 955 K followers

20). Ladurée – 526 K followers

21). Dom Pérignon – 520 K followers

22). Moët & Chandon515 K followers

23). Longchamp – 488 K followers

24). Roger Vivier – 443 K followers

25). Veuve Clicquot441 K followers

26). Piaget – 440 K followers

27). Sonia Rykiel – 389 K followers

28). Goyard – 378 K followers

29). Boucheron – 355 K followers

30). Paco Rabanne – 310 K followers

31). Grey Goose – 267 K followers

32). Chaumet – 218 K followers

33). Bell & Ross – 185 K followers

34). Pierre Hermé Paris – 174 K followers

35). Repetto – 165 K followers

36). Fauchon – 126 K followers

37). Perrier-Jouet – 110 K followers

38). Pierre Hardy – 110 K followers

39). Moynat – 97 K followers

40). Bollinger – 95 K followers

41). Barbara Bui – 80 K followers

42). Louis Roederer 68  K followers

43). Baccarat – 60 K followers

44). Fauré le Page – 58 K followers

45). Weston – 53 K followers

46). Sisley – 47 K followers

47).  Ruinart – 45 K followers

48). Christofle – 45 K followers

49). Lancel – 40 K followers

50). G.H.MUMM – 38 K followers

A noter que 5 autres marques de luxe françaises ne sont pas si loin du top : Taittinger34 K followers, Piper-Heidsieck33 K followers, Fragonard – 29 K followers, Martell Cognac 28 K followers, Fred – 22 K followers, Lolita Lempicka – 15 K followers, Caron – 14 K followers, Lanson10 K followers, Petrossian8 K followers, Rémy Martin – 7,2K followers, Pinel & Pinel3 K followers, Christian Lacroix – 1 K followers.

Je vous rappelle que ce Top 50 n’a qu’un intérêt purement quantitatif et que le plus important pour une marque sur Instagram reste par exemple l’engagement ou l’impression.

Pour toute remarque ou oubli de ma part, merci de me le signaler ! Je tiens à ce que ce classement soit le plus authentique et exhaustif possible. Dans un souci d’objectivité, vos contributions seront miennes.

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Louis Vuitton digitalise ses City Guides

4 novembre 2015

2015 est une année charnière pour les City Guides de Louis Vuitton puisqu’ils seront désormais disponibles en version mobile !

Depuis 1998, Louis Vuitton fait partager son esprit au fil de ses City Guides et propose une sélection pointue d’adresses choisies avec originalité et parti pris.

 

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A ce jour, la collection couvre 21 villes telles que Paris, Hong Kong, Londres, Los Angeles, Miami, Sydney ou encore Tokyo. Mais en novembre 2015, quatre villes inédites rejoignent cette collection : Bangkok, Chicago, Prague et Rome !

 

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Et pour la première fois, une application mobile accompagnera désormais la collection des City Guides à partir de novembre 2015. Facile d’utilisation, cette première application se télécharge pour faire de vous le plus local et le plus informé des voyageurs.

Invité d’honneur, adresses secrètes, flâneries urbaines, agenda culturel, regard d’auteurs : c’est tout l’esprit du City Guide qui s’animera sur l’application !

 

 

L’application proposera de mises à jour instantanées. Hôtels, restaurants, bars, cafés, salons de thé, magasins, spas, antiquaires, designers, musées, galeries…

Grâce à des rubriques identiques, ceux qui ont l’habitude feuilleter les guides papier, retrouveront l’âme des City Guides dans cette version tactile avec une place de choix pour l’expérience, les instantanés de vie, les description détaillées de lieux, les approches plus personnelles de la ville grâce à des liens interactifs et à la localisation.

 

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Le principe est simple, l’application est gratuite puisque Louis Vuitton propose une sélection gratuite d’adresses et de contenus pour chaque guide. Le kiosque donne également accès à l’ensemble des catalogues payant couvrant 25 villes du monde disponible en français et en anglais.

Évidemment, pour les aventuriers, sachez que l’application est accessible 100% hors connexion.

Enfin, pour ceux qui désirent voyager élégamment, la maison Louis Vuitton a conçu une petite maroquinerie en toile Monogram, éditée en série limitée. Cet accessoire, en plus d’être élégant, est un moyen idéal de personnaliser son Iphone lors d’un voyage : le bleu de Paris, le jaune de Rome, le rouge de Pékin et le rose de Tokyo.

 

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Co-branding : l’alliance juteuse entre automobile et marques de luxe

23 novembre 2014

Depuis de nombreuses années, les co-branding entre marques automobiles (aussi bien généralistes que de luxe) et marques de luxe ne cessent de voir le jour.

 

Série spéciale Lolita Lempicka– Nissan MICRA

Série spéciale Lolita Lempicka– Nissan MICRA

 

Suzuki Swift : série spéciale Little Marcel

Suzuki Swift : série spéciale Little Marcel

 

Série limitée Smart Fortwo Zadig et Voltaire

Série limitée Smart Fortwo Zadig et Voltaire

 

Maserati Quattroporte Ermenegildo Zegna Limited Edition

Maserati Quattroporte Ermenegildo Zegna Limited Edition

 

Partage de savoir-faire ou simple alliance, ils permettent aux marques de pénétrer de nouveaux marchés, d’accroître leur notoriété, d’attirer de nouveaux clients ou encore (re)dorer leur blason.

Très en vogue, le co-branding entre l’automobile et le luxe (haute couture généralement) ont toujours fait bon ménage. Historiquement parlant d’ailleurs, c’est en 1956 que le co-branding fait son apparition dans ce secteur entre Renault qui s’était associé au joaillier Van Cleef & Arpels pour le design du tableau de bord de la Dauphine Ondine.

 

Le premier co branding de l'industrie automobile - La Peugeot Dauphine Ondine associée à l'expertise de Van Cleef & Arpels

Le premier co branding de l’industrie automobile – La Renault Dauphine Ondine associée à l’expertise de Van Cleef & Arpels

 

Depuis ce temps, de nombreuses collaborations ont vu le jour et le phénomène s’est intensifié ces dernières années (devenant la tendance du moment). Dans ce secteur où le consommateur est devenu de plus en plus exigeant et difficile à séduire, le co-branding permet de vendre davantage, à l’image de l’alliance il y a quelques années entre Fiat 500 & Gucci qui a permis au constructeur automobile de prendre un positionnement plus luxueux en se référant à la mode italienne. Une belle réussite qui permet également à Gucci de donner des gages à ses clients sur le positionnement « sportwear » et à Fiat de contribuer à diversifier son activité en lien avec une image haut de gamme.

 

Fiat 500 par Gucci

Fiat 500 par Gucci

 

Plus récemment, Fiat a récidivé, cette fois-ci avec Guerlain et la Fiat 500 La petite robe noire. Autre réussite pour la marque automobile avec cette nouvelle collaboration créative qui a permis de séduire la gente féminine et de positionner la Fiat 500 en accessoire mode des fashionistas.

 

Fiat 500C Petite Robe Noire Guerlain

Fiat 500C Petite Robe Noire Guerlain

 

Mais la dernière collaboration en date, c’est l’alliance entre Hyundai et la discrète maison de luxe Hermès. Ce partenariat remarquable a vu le jour il y a quelques mois lors du salon automobile de Francfort. Cette édition limitée sera vendu à seulement 100 exemplaires.

 

Hyundai Equus Hermes Edition

Hyundai Equus Hermes Edition

 

Les liens entre l’automobile et le luxe sont donc plus étroits qu’on ne le pense. A court terme, ces collaborations permettent généralement de vendre davantage et de redorer l’image de marque du constructeur. Mais à long terme ?

L’acheteur est-il plus intéressé par la marque de luxe collaborant avec le constructeur ou bien par le constructeur lui-même ? Bien qu’étant une arme redoutable pour les constructeurs, le co-branding doit être utilisé périodiquement afin de ne pas dégrader l’image de marque originelle.

 

Association entre Twingo et Mauboussin

Association entre Twingo et Mauboussin

 

Le choix du partenaire doit aussi être effectué rigoureusement puisqu’au,-delà des ventes sur le court terme, les deux marques seront associées sur le long terme d’un point de vue identitaire.

 

BMW 5-Series GT by Trussardi

BMW 5-Series GT by Trussardi

 

Avantageux pour les ventes ainsi que pour l’image, le co-branding est un outil important pour les marques du secteur automobile.

Et quand ce n’est pas l’automobile qui invite les maisons de luxe à collaborer, le phénomène s’inverse ! Ainsi, les marques de luxe invitent parfois les constructeurs à co-créer leurs produits. Prenons par exemple l’exemple de Vertu, qui, après un premier partenariat en or et rouge avec Ferrari, s’est associé à Bentley pour le design d’une série limitée de smartphones.

 

Signature Touch Vertu for Bentley

Signature Touch Vertu for Bentley

 

Dernièrement, c’est la maison de luxe Louis Vuitton qui a collaboré avec BMW pour le lancement de bagages à mains parfaitement adaptés aux dimensions de la BMW 18.

 

Louis Vuitton BMW i8 Luggage Set

Louis Vuitton BMW i8 Luggage Set

 

Tout comme la maison Moynat s’était associé à Jaguar pour la réalisation d’une malle élégante destinée exclusivement à la Jaguar F-Type.

 

Jaguar F-Type - Une malle sur mesure réalisée par Moynat

Jaguar F-Type – Une malle sur mesure réalisée par Moynat

 

Ainsi, le co-branding apparait comme une solution pour vendre et consolider les valeurs des marques. Les alliances cohérentes entre le secteur automobile et les maisons de luxe n’ont donc pas fini de nous surprendre !

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Le diamant par excellence de la Maison Messika

23 janvier 2014

Ursofrench a récemment eu le plaisir d’être accueilli au sein du nouveau flagship Messika. Situé sur la célèbre rue Saint Honoré à Paris, la maison de haute joaillerie caractérise à elle seule l’élégance, le luxe et le raffinement.

Valérie Messika est passionnée depuis toujours par les diamants grâce à son père travaillant déjà dans le secteur. C’est alors tout naturellement qu’elle choisit le diamant pour en faire son coeur de métier.

Chaque diamant est mis en avant dans ses créations, et est placé au coeur de son processus de création, recherchant avant tout l’esthétisme et l’excellence.

 

 

Si Messika est une maison de joaillerie, elle ne s’arrête pas à cette nomination et crée également des pièces sur-mesures constituées de diamants de couleurs rares ou de dizaines – voir plus – de carats, se plaçant ainsi sur le secteur de la haute joaillerie.

A l’occasion de cette rencontre avec les personnes qui participent quotidiennement au développement de la marque, nous avons pu découvrir la collection de joaillerie et de haute joaillerie.

En effet, la maison Messika possède une large gamme de pièces. De «Butterfly» assez classique, en passant par «Spiky» un brin audacieux qui allie le métal et le diamant, à «Eden» qui présente des arabesques soignées, ces différentes collections peuvent correspondre à tous les goûts.

 

 

L’innovation et la créativité sont également représentées par la collection «Move» où trois diamants mobiles sont emprisonnés dans une cage en or, mais aussi par la collection «Skinny» où les fils de diamants sont élastiques grâce à la présence de nano ressorts. Qui n’a jamais rêvé de pouvoir tordre un bracelet serti de diamants, le tout sans le casser ?

 

 

Une coiffeuse Sisley est également mise à disposition des clientes, qui peuvent y faire leurs retouches beautés avec les produits de la marque. La présence de la marque Sisley dans le flagship Messika apparaît comme un partenariat naturel pour les deux marques, qui partagent des valeurs communes comme la culture familiale, l’appartenance française, ou bien l’expertise.

 

 

Avec des gammes de prix débutant à partir 600€, Messika se place comme une maison de joaillerie de qualité, à des prix plus ou moins abordables selon les pièces.

L’accessibilité de la maison Messika réside également dans l’accueil chaleureux et sympathique qui vous sera réservé dès que vous franchirez les portes de la boutique !

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Moynat, le malletier intemporel

19 décembre 2013

Historiquement, Moynat est la plus ancienne maison parisienne de malles et de maroquinerie de luxe, puisque créée en 1849 dans le quartier de l’Opéra (soit 5 ans avant Louis Vuitton). Sur la première partie du XXème siècle, la maison parisienne est prospère et devient même une référence dans le domaine des articles de voyage.

 

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En effet, à cette époque les ateliers de la maison réalisent d’énormes innovations concernant la légèreté et l’ergonomie des malles. Ainsi, de nombreux brevets concernant les dispositifs de sécurité et les serrures des malles sont déposés par la maison.

La maison participe également à plusieurs Expositions Universelles et se fait très remarquer en remportant de nombreuses récompenses.

Faute d’héritier, la maison ferme ses portes en 1976 mais l’entreprise perdure, passant de mains en mains jusqu’à son rachat par LVMH en mars 2010.

Après 35 de traversée du désert et grâce au magnat du luxe Bernard Arnault, le mythique malletier parisien renaît. Les rênes de la maison sont confiées à Guillaume Davin, ancien manager de Louis Vuitton. Quand à conception des nouvelles créations, elle est confiée à Ramesh Nair, un créateur qui a fait ses classes chez Hermès et Christian Lacroix.

 

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Il s’en suit l’ouverture du nouveau magasin Moynat au 348 rue Saint Honoré, non loin de son concurrent Goyard. Confection de malles sur mesure, petite maroquinerie, sacs mettant l’accent sur les fermoirs, la maison étoffe sa gamme. La boutique circulaire, parfaitement aménagée et luxueuse, est répartie 200 mètres carrés.

 

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Guillaume Davin explique par ailleurs que « le but n’est pas de vendre mais de raconter une histoire ». Et cette mythique histoire a un prix, puisque l’entrée de gamme pour les sacs ne se fait pas en dessous de 1000 euros. Cela permet à la maison de rester discrète, de ne pas trahir ses origines et de ne proposer que des produits d’exception pour une clientèle exigeante.

 

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La richesse du savoir-faire de Moynat constitue le socle de la fabrication des objets de voyage et de la maroquinerie. Côté produit, le design est plutôt sobre et élégant. Tout comme ses amis malletiers, la maison propose des inscriptions personnalisables sur les toiles monogrammées. Ursofrench a récemment eu la chance de pouvoir visiter l’atelier qui se situe non loin de l’unique boutique mondiale de la maison Moynat. Tout est réalisé à la main, la machine ne pouvant reproduire le savoir-faire minutieux qu’exigent les produits de la maison.

 

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Commandes sur mesures, commandes spéciales (comme l’originale malle-bicyclette), tout est réalisable chez Moynat !

 

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Un véritable succès puisque les sacs sont adoptés par les fashionistas et il n’est pas rare d’en apercevoir dans de hauts lieux branchés de la capitale. La maison se permet même quelques collaborations très remarquées comme avec la maison champenoise Krug ou encore les macarons Pierre Hermé. Concernant cette dernière collaboration, l’amour pour la gastronomie française s’est concrétisé par une incroyable Malle Macaron !

 

Malle Macaron by MOYNAT. Pierre HERME. 2013 © David Atlan

 

Aujourd’hui donc, la maison ancestrale renaît de ses cendres et est promise à un avenir prometteur.

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Art et mode : un mariage largement consommé

21 octobre 2013

La nouvelle vient de tomber : le parfum Miss Dior s’exposera au Grand Palais pour une exposition éphémère, du 13 au 25 Novembre. Dans le même temps, on ne parle que de la rétrospective Azzedine Alaïa qui se déroule en ce moment au Palais Galliera, jusqu’au 26 Janvier 2014. L’occasion de revenir sur ce mariage largement consommé entre art et mode.

 

 

Un parfum au musée ? Ceci n’est pas sans rappeler l’énorme rétrospective organisée par Chanel il y a quelques mois au Palais de Tokyo, pour son iconique parfum N°5. Seul Chanel pouvait alors se targuer de pouvoir prétendre à un tel dispositif, le parfum étant devenu, plus qu’une fragrance, l’icône d’une style de vie à la française. Un dispositif inspiré de l’exposition ‘The Little Black Jacket‘ débutée en 2012 à New York.

 

 

Aujourd’hui, en annonçant cette exposition, Dior semble vouloir lui aussi mettre les pieds au musée.. Même s’il possède déjà le sien, le musée Christian Dior, situé à Granville (Manche) dans la maison familiale des Dior. L’art est inscrit dans les gênes de la maison, car Christian Dior fut avant tout un galeriste, exposant des Picasso, des Braque, Giacometti,..

 

 

Cette exposition Miss Dior semble intervenir dans un concept global d’esthétisation artistique de la marque, dont le point de départ est l’exposition ‘Esprit Dior‘, se déroulant en ce moment au Museum Of Contemporary Art de Shanghai. Les dessins de Gruau, les photographies de Demarchelier et les créations de Dior côtoient les œuvres contemporaines de Yan Lei, Zheng Guogu, Liu Jianhua, Yan Pei-Ming,..

Les initiatives et partenariat des marques se multiplient sans fin : Net-à-porter sort une collection baptisée ‘Art Capsul’, dont les prix des vêtements s’alignent sur la cote artistique, Maison Martin Margiela annonce son soutien à l’artiste Baptiste Debombourg dans le cadre du Parcours Saint-Germain d’Art Contemporain, Lanvin choisit de mettre en scène César en exposant dans ses vitrines du Faubourg Saint-Honoré trois de ses œuvres, Prada annonce sa nouvelle collaboration avec Damien Hirst pour une œuvre quatarie..

 

 

En effet, la mode a toujours été, par sa créativité et son artisanat, classée comme un art à part entière. Les frontières se sont peu à peu brouillées, à un point tel que l’un sans l’autre est inconcevable. Petit à petit, la mode s’est donc confondue avec l’art, et c’est avec une complète légitimité qu’elle s’est ensuite affichée dans le lieu artistique ultime : le musée.

L’une des premières manifestations à faire date fut la rétrospective ‘Yves Saint Laurent, 25 Years of Design’, la première à être organisée du vivant d’un couturier, en 1983 au Metropolitain Museum of Art de New York. L’exposition voyagera ensuite tout autour du monde, de Pékin à Moscou en passant par Sydney.

Avec cette exposition, Yves Saint Laurent reçoit – une fois de plus – la reconnaissance de son travail en tant qu’art, art témoin.

“J’ai essayé de montrer que la mode est un art. J’ai suivi en cela les conseils de mon maître Christian Dior, et la leçon impérissable de mademoiselle Chanel. J’ai créé pour mon époque et j’ai essayé de prévoir ce que sera demain” Yves Saint Laurent,1983.

 

 

L’art, dans un cercle sans fin, nourri la mode, elle-même qualifiée d’art : Robes Mondrian chez Yves Saint Laurent (1965), d’inspiration Warhol chez Jean-Charles de Castelbajac (1984), street-art chez Prada (Été 2014), chapeaux surréalistes de Dalí pour Elsa Schiaparelli (1937), sacs Sprouse (2001), Murakami (2003), ou Kusama (2012) chez Louis Vuitton,… Une source d’inspiration inépuisable.

Tout comme une œuvre , la mode se veut être le témoin d’une civilisation révolue, d’un instant donné. Car la mode, comme chaque domaine artistique (peinture, sculpture, musique, littérature), est un merveilleux curseur d’observation de l’évolution des sociétés.

Yves Saint Laurent dira, en 2002, avoir « participé à la transformation de [son] époque. Je l’ai fait avec des vêtements, ce qui est sûrement moins important que la musique, l’architecture, la peinture (…), mais quoi qu’il en soit, je l’ai fait ».

 

 

L’exposition ‘La Mécanique des dessous‘, organisée aux Arts Décoratifs jusque fin novembre 2013, rapporte ainsi l’influence du vêtement dans la construction et la perception du corps de la femme : faux-culs, corsets, gaines, crinolines,.. rendent compte des mœurs et diktats des sociétés d’hier et d’avant-hier ; et ce aussi efficacement qu’une peinture ou un ouvrage historique. On citera aussi l’exposition du Musée d’Orsay organisée en 2012 , ‘L’impressionnisme et la mode‘, rendant hommage aux qualités d’observations et de réalisme vestimentaire des artistes du courant.

L’une des formes les plus abouties de ce mariage entre art et mode pourrait être la performance ‘The Impossible Wardrobe conçue par Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera, avec l’actrice Tilda Swinton. L’anglaise s’est fondue dans le corps d’un conservateur, apprenant les gestes de manipulation de ces costumes impossibles à porter, stockés par milliers dans les réserves, et les présentant au public avec une infinie douceur. Presque une pièce de théâtre, un tableau vivant convoquant l’histoire personnelle de chacune de ces pièces, ressuscitant des époques révolues, des personnages oubliés.

 

 

Un mariage largement consommé, et savouré…

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La haute couture, bonne étoile de l’artisanat

17 octobre 2013

Symbole d’ultra-luxe et mère de vêtements légendaires, la haute-couture n’en demeure pas moins une industrie indispensable au monde de l’artisanat..

Ses exigences ont assuré la pérennité de nombreuses maisons, spécialisées dans un unique métier difficile à transmettre, et difficile à remplacer.

Tour d’horizon de ces maisons sauvées par les grands noms de la mode.

Depuis 1997, la maison Chanel a véritablement construit un empire de l’artisanat, dont la célébration annuelle se tient début décembre lors de son défilé des Métiers d’Art.

Chaque année, une ville est mise à l’honneur, et toute la création qui en découle y est célébrée : Édimbourg et ses tweeds en 2012, Bombay et ses parures en 2011, Byzance et ses broderies en 2010…

 

Des tweeds aux broderies, mille et uns détails qui font de la couture un art ©Chanel

 

On y célèbre un savoir-faire exceptionnel et des traditions ancestrales, créateurs de vêtements uniques par de petites mains magiques.

Le crew Chanel, nommé Paraffection, regroupe désormais le parurier Desrues, les brodeur Lesage et Montex, le modéliste Michel, les bottiers Massaro et Roveda, l’orfèvre Goosens, le gantier Causse, le plumassier Lemarié, le parurier floral Guillet

Bruno Pavlovsky, directeur des activités mode au sein de la marque, explique que ” le rôle de Paraffection est de donner à ces maisons les moyens de se développer. C’est à la fois un investissement dans la création et une réalité économique avec des maisons qui se développent, recrutent et recherchent sans cesse de nouveaux clients”.

Il y a vingt ans, Hermès pariait sur l’orfèvre Puiforcat, le rachetant et faisant de la maison l’un des ses fournisseurs officiels en joaillerie et arts de la table. Avec cette acquisition , l’entreprise vit ses activités se diversifier, pour répondre à une demande plus contemporaine, alliée à une habileté légendaire.

L’enjeu principal de ces associations entre mastodontes mondialisés et maisons confidentielles ? Apprendre à se réinventer, à trouver le bon équilibre entre A.D.N personnel et codes de marque.

Car on aurait pu croire les métiers d’Arts morts et enterrés sur l’autel de la sur-consommation et de la production en série ; mais c’est le mouvement inverse qui s’est produit : la recherche d’un ultra-luxe, d’une production extrêmement minutieuse et rare, s’est accrue avec les années.

Aujourd’hui, le bling-bling a laissé place à la modestie, et un objet extrêmement bien réalisé, portant une histoire entre ses plumes ou au fond du chapeau, fait davantage rêver qu’un sac au monogramme uniformisé.

Par le rachat de ces maisons artisanales par de grands groupes, la pérennité de ces savoirs-faire semble assurée. Une solution gagnante pour chacun, et une bonne manière d’allier prestige et virtuosité pour tous.

 

 

Cependant, même avec toute la volonté du monde, certains métiers disparaissent à la mort de leur artisan. Par exemple, la disparition de Raymonde Pouzieux, passementière, ayant pour principal client -mais quel client- Chanel, entraîne doucement la périclitation de son art.

N’ayant trouvé aucun apprenti capable de la seconder, Raymonde a continué inlassablement à créer ses fameux galons jusqu’à la fin, son tour de main disparaissant avec elle.

La transmission de ces savoirs et techniques est aujourd’hui primordiale. Ils restent les uniques témoins actuels de cette exception française de l’artisanat, indissociable de la Haute Couture de l’Hexagone.

De nombreuses structures cherchent à présent à protéger ces maisons et ces artisans n’ayant pas la chance de bénéficier du support d’un grand groupe industriel : l’Institut National des Métiers d’Arts, qui organise conférences et remise de prix pour encourager les vocations; ou encore les Ateliers d’Arts de France, organisation professionnelle des métiers d’arts regroupant artistes et manufactures françaises.

La Chambre du commerce et de l’Industrie de Paris, observant avec inquiétude ce déclin, a mis en place un programme de rencontres et formations, pour permettre un dialogue constant entre maisons de luxe et artisans.

De nombreux prix récompensent chaque année ces artistes qui font le choix du fait main, de l’innovation et de la recherche esthétique : on citera les Talents du Luxe et de la Création, décernés par le Centre du luxe et de la création, ou le Prix Pour l’Intelligence de la main de la Fondation Liliane Bettencourt.

 

 

Aujourd’hui, les savoirs-faire ancestraux reviennent au goût du jour, grâce à la relève de designers et marques avides de nouveauté et de renouvellement : des plissés de Géard Lognon à ceux de Yiqing Yin, chacun brille par sa beauté.. et grâce à sa bonne étoile.

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Petrossian, roi du caviar

11 octobre 2013

Le blog Ursofrench a récemment eu la chance de pénétrer au sein de la boutique Petrossian du 7ème arrondissement. Rencontre avec Madame Petrossian, dégustation de caviar et de vodka au poivre, on vous raconte tout.

Petrossian, le caviar, les petites boîtes bleues, vous y êtes ?

La petite épicerie fine fondée en 1920 est devenue numéro 1 mondial du caviar tout en conservant des allures de groupe familial. Il est vrai que Petrossian est au caviar ce que Chanel est à la haute couture.

 

 

Profitant d’une notoriété rayonnante, le groupe ouvre chaque année de nouvelles adresses à travers le monde entier en réalisant la moitié de son chiffre d’affaires à l’étranger et pesant ainsi près de 20% du marché mondial.

 

 

Et celà n’est pas le fruit du hasard. Explication. Lorsqu’Armen Petrossian prend les rênes du groupe en 1992, le marché du caviar est bouleversé par l’éclatement de l’Union Soviétique et la ruée sur l’esturgeon sauvage. Armen se rend alors compte que la surpêche est en train de tuer le caviar sauvage et prend le pari de s’approvisionner en caviar d’élevage.

 

 

Son intuition était bonne puisqu’en 1998 un accord international interdit la pêche des esturgeons. Une claque pour ses concurrents et une avance qui lui a permis de diversifier l’offre de la maison. Dès 1935, Petrossian propose son propre saumon puis, plus récemment, du foie gras, tarama, crabe et autres vodkas. Bien que les œufs d’esturgeon constituent l’activité phare du groupe, Petrossian possède désormais près de 400 références.

 

 

Tout en conservant le savoir-faire authentique et familial, l’entreprise familiale centenaire sait également innover comme le prouvent les dernières créations d’Armen Petrossian : une feuille de caviar pour vos sandwichs ou encore des caviarcubes pour des apéros raffinés !

Côté digital, la maison n’est pas en reste puisque les produits sont vendus sur Internet depuis 1998. Ainsi, vous pourrez retrouver l’ensemble des références sur le e-shop de la maison qui, grâce à son ludisme et à son ergonomie, vous permettra de commander aisément votre petite boîte bleue.

La maison Petrossian est également présente sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter & Instagram). Alors, oubliez le hashtag Rich Kids of Instagram, c’est désormais #Petrossian et ses innombrables photos de béluga impérial qui vous feront rêver.

Petrossian, une maison assurément emblématique.

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Les flagships, nouveaux empires des marques de luxe !

9 octobre 2013

A l’heure où les défilés sont aujourd’hui davantage considérés comme des vitrines que comme de véritables présentations de collections, comment les stores ont-ils réussis à se réinventer ?

Par l’exploitation du flagship ! Cet angliscisme désigne ce magasin-vaisseau amiral d’une marque.

En effet, le magasin est aujourd’hui une place à re-conquérir pour les marques. Après l’ouverture de franchises à tour de bras, l’heure est aujourd’hui à la personnalisation du magasin en un extraordinaire lieu venant exacerber les valeurs d’une marque.

Ralph Lauren l’a bien compris lorsqu’il a ouvert sa dernière boutique française, située au 173 Boulevard Saint Germain à Paris. Installée dans un hôtel particulier, la boutique s’articule entièrement autour de la Ralph Lauren Philosophy of Life : Du mobilier (tabourets de cuir) aux pièces (bibliothèque privée, ascenseur en fer forgé) en passant par la décoration (boiseries et photos d’époque), tout est mis en scène pour reconstituer l’univers Ralph Lauren à la perfection. L’impression de faire ses achats dans la propre armoire du créateur est surprenante.

 

Ralph Lauren(3)

 

Le vêtement vient s’inscrire dans un véritable art de vivre : On peut même y déjeuner, au Ralph’s, histoire de vivre l’american dream jusqu’au bout. Avec ses 2 150 mètres carrés, il est aujourd’hui considéré comme le plus grand flagship européen.

La marque de cosmétique Aesop a adoptée la stratégie de différenciation, choisissant de faire appel à l’esprit de la ville et à de jeunes designers et architectes (comme Rodney Eggleston de March Studios) pour chacune de ses cinquante-trois boutiques. Installé dans une ancienne ferme, au plafond recouvert de fibre végétale ou aux murs constitués de plaques de travaux publiques, chacun des magasins Aesop raconte sa propre histoire.

 

Boutique Aesop de Strand Arade, à Sydney

Boutique Aesop de Strand Arcade, à Sydney

 

Le magasin devient presque un musée, une expérience à faire absolument qui conforte le consommateur dans son ‘bon choix’ d’une marque ou d’un produit ; Il n’a pas acheté ce jean dans n’importe quel Levi’s Store, il vient des Champs-Elysées : forcément, une valeur ajoutée inestimable.

Chaque marque vient en effet apporter sa spécialité qui vaut le déplacement : Silk Bar dans le tout récent néo palazzo Emilio Pucci, Tailor Shop (atelier de customisation et retouches) chez Levi’s,..

 

L'hôtel particulier de Marie-Laure de Noailles est devenu musée-restaurant-showroom pour Baccarat ©Influencia

L’hôtel particulier de Marie-Laure de Noailles est devenu musée-restaurant-showroom pour Baccarat ©Influencia

 

Baccarat a ainsi poussé l’audace jusqu’à faire de son flagship un musée dédié à ses propres créations : le Cristal Room. Musée-restaurant gastronomique hybride, ce lieu vient brouiller les pistes : est-on dans une boutique, un musée, un restaurant ? Les couverts utilisés en salle sont-ils à vendre ? Ce verre est-il une antiquité ou une édition limitée ? Le savoir-faire de Baccarat dans les arts de la table et le service légitime ainsi l’implantation d’un restaurant au sein du lieu, dirigé en cuisine par le chef Guy Martin.

On assiste ainsi à la création d‘univers de consommation désacralisés, pluridisciplinaires et décomplexés.

Cependant, à l’heure du digital et de la dématérialisation de l’acte d’achat, on pourrait croire que le shopping ‘réel’ a perdu de sa valeur. Mais il n’en n’est rien. Certaines marques, comme Burberry, ont réussi à s’approprier les technologies naissantes en les transposant dans leurs magasins, transformant l’acte d’achat en une expérience inédite.

 

Le Connected Store de Burberry, situé au 121, Regent Street, à Londres

Le Connected Store de Burberry, situé au 121, Regent Street, à Londres

 

La maison, installée depuis 1820 sur Regent Street, a su allier modernité et tradition en alliant architecture victorienne et dernières technologies de pointe . On y trouve le plus grand écran géant jamais installé sur un lieu de vente, des écrans tactiles se tranformant en miroirs, repérant le vêtement porté et diffusant son passage lors du défilé,  des puces RFID sur les vêtements racontant la fabrication dudit produit, du personnel de vente équipé d’ iPad ,de la pluie artificielle..

Le virtuel et le réel viennent s’associer et deviennent complémentaires, pour le plus grand bonheur des consommateurs. Bien évidemment,le choix de flagships imposants et rutilants de design permet aussi d’affirmer sur la place publique sa bonne santé, sa croissance,..et ses clients. Olivier Saguez, du cabinet Saguez &Partners (agence conseil de design et d’identité de marque), développe même cette idée en expliquant que “le flagship n’est pas une condition du succès commercial, mais plutôt la suite logique d’un succès commercial”.

Aujourd’hui, les flagships sont prétexte à de nouvelles expériences qui transforment l’acte d’achat en une visite au cœur de l’univers de la marque. La marque ne s’incarne plus seulement dans le vêtement, elle devient concrète par une maison, un hôtel particulier, une architecture design qui lui confère sa spécificité et son cachet. Elle n’est pas ‘n’importe quelle marque’.

Les flagships sont devenus un véritable outil marketing, une démonstration sensorielle puissante qui vient s’imprimer dans l’esprit du consommateur, associant la marque à une expérience positive, nouvelle et innovante, et encourageant sa mémorisation.

Le magasin n’est alors plus seulement un espace de vente mais aussi un espace de rêve…

Luxe

Les dinosaures envahissent les vitrines de Louis Vuitton

21 juin 2013

Depuis la semaine dernière, les fossiles des espèces animales les plus colossales et les plus fascinantes s’invitent dans les vitrines de la maison Louis Vuitton située sur les Champs Elysées. Une mise en scène grandiose à la fois onirique et surréaliste.

 

 

Pour la nouvelle scénographie de ses vitrines, Louis Vuitton a vu les choses en grand. Puisant son inspiration au Muséum d’histoire naturelle du Jardin des Plantes à Paris, la maison ressuscite les squelettes de mastodontes préhistoriques, irrémédiablement espèces animales les plus fascinantes que la terre ait portées. Laqués d’une lumineuse teinte or pâle et posés sur un socle en bois couleur chêne à l’image de leurs homologues dans les musées, ils côtoient les mannequins et se livrent rapidement à de malicieux échanges.

Au total sept dinosaures, dont le dimétrodon, le plus vieux spécimen de la sélection, datant de 290 millions d’années (rien que ça…), présentent des produits Louis Vuitton. Faisant ainsi la part belle aux sacs Icônes de la collection Automne/Hiver (les modèles Speedy, Sofia Coppola, Alma et Noé), ainsi qu’à la pré-collection Automne 2013.

 

 

Et puisque le moindre détail compte, la célèbre maison de luxe a également détourné la signalétique du Muséum. Les plaques descriptives qui habituellement offrent aux visiteurs des renseignements sur les différentes espèces animales exposées, ont été repensées et désignent maintenant le type et la spécificité de chaque sac.

Audacieusement orchestrées et aménagées, ces vitrines offrent aux passants, un fabuleux voyage dans le temps, une leçon d’histoire naturelle à couper le souffle, de quoi ravir les fans de la maison et de Jurassic Park.

Luxe

Goyard entre dans l’ère du digital

22 novembre 2012

Fondée en 1792, la maison de luxe Goyard est considérée comme étant le plus ancien malletier parisien, devançant ainsi chronologiquement Louis Vuitton et Moynat. Cette maison confidentielle dispose d’une prestigieuse clientèle allant de Picasso à Jacques Cartier, Coco Chanel ou encore Karl Lagerfeld .

Bien que cette discrète maison de luxe dispose d’un rayonnement de prestige, elle communique cependant très peu sur son histoire et ses produits. Le luxe discret n’est-il-pas le vrai luxe, me direz-vous ?

Pourtant, Goyard a décidé de se lancer dans l’aventure digitale mais de manière soutenue. Je m’explique.

En effet, il y a peu, la maison de luxe a créé l’événement en diffusant un très beau film publicitaire, son tout premier, intitulé “Le rendez-vous“.

Réalisé par Samuel Rixon et Raphaël Hache pour le compte de l’agence Addiction Agency, le film est une invitation à découvrir la maison et son savoir-faire. Plutôt intimiste et placé sous le signe de la discrétion, le film ne comporte pas d’égérie puisqu’ici c’est le savoir-faire qui prime.

Dans un décor parisien baigné de lumière, nous découvrons simultanément les différentes facettes de Goyard, de la confection jusqu’à la mise en vitine, ainsi que le charme intemporel de la femme Goyard. Une franche réussite, ce charmant bout d’éternité se lit comme une danse légère en hommage à l’artisanat qui caractérise la maison mais surtout à son imparable raffinement.

 

 

Goyard réalise un grand pas dans l’ère numérique puisque parallèlement, son nouveau site internet qui a subi un énorme lifting, a été mis en ligne au même moment.

Cette discrétion, si chère à la maison Goyard, s’est également faite ressentir au travers de la très faible communication autour de l’opération digitale.

Une belle réussite au service du storytelling.