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Grand Palais

Lifestyle

Optic 2000 célèbre le 25ème Tour Auto avec classe

21 avril 2016

Récemment, j’ai été convié par Optic 2000 au rendez-vous des passionnés de voitures anciennes : le Tour Auto. Sous la verrière du Grand Palais, j’ai pu découvrir les 240 voitures qui sont engagées dans cette course de légende (Ferrari 250 GT, Jaguar 3,8 l MKII, Renault Alpine…)

 

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Partenaire historique du Tour Auto, Optic 2000 repart sur les routes de France en 2016 avec ce rallye mythique de voitures anciennes. Durant tout le parcours du Tour Auto, c’est à dire de Paris à Cannes en passant par Beaune, Lyon, Valence et Marseille, les journées sont rythmées par des épreuves chronométrées sur circuits et des épreuves spéciales sur routes fermées.

 

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Pour les passionnés de courses automobiles, sachez qu’Optic 2000 retransmettra la course au quotidien, ainsi que les épreuves qui se déroulent sur les circuits et routes fermées sur sa chaine Youtube.

 

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Et pour célébrer cette 25ème édition du Tour Auto, Optic 2000 propose la monture officielle de la course.

 

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Avec une finition mate, elle se distingue notamment avec son collage tricolore en bout de branche : des petits drapeaux français, symbole de l’épreuve. Sa forme mixte pour un look sport, ses verres gris polarisants et l’intérieur écaille, donnent à la monture une élégance particulière.

Produite en 500 exemplaires, cette série limitée et numérotée est disponible ici au prix unique de 149€.

 

Luxe

Art et mode : un mariage largement consommé

21 octobre 2013

La nouvelle vient de tomber : le parfum Miss Dior s’exposera au Grand Palais pour une exposition éphémère, du 13 au 25 Novembre. Dans le même temps, on ne parle que de la rétrospective Azzedine Alaïa qui se déroule en ce moment au Palais Galliera, jusqu’au 26 Janvier 2014. L’occasion de revenir sur ce mariage largement consommé entre art et mode.

 

 

Un parfum au musée ? Ceci n’est pas sans rappeler l’énorme rétrospective organisée par Chanel il y a quelques mois au Palais de Tokyo, pour son iconique parfum N°5. Seul Chanel pouvait alors se targuer de pouvoir prétendre à un tel dispositif, le parfum étant devenu, plus qu’une fragrance, l’icône d’une style de vie à la française. Un dispositif inspiré de l’exposition ‘The Little Black Jacket‘ débutée en 2012 à New York.

 

 

Aujourd’hui, en annonçant cette exposition, Dior semble vouloir lui aussi mettre les pieds au musée.. Même s’il possède déjà le sien, le musée Christian Dior, situé à Granville (Manche) dans la maison familiale des Dior. L’art est inscrit dans les gênes de la maison, car Christian Dior fut avant tout un galeriste, exposant des Picasso, des Braque, Giacometti,..

 

 

Cette exposition Miss Dior semble intervenir dans un concept global d’esthétisation artistique de la marque, dont le point de départ est l’exposition ‘Esprit Dior‘, se déroulant en ce moment au Museum Of Contemporary Art de Shanghai. Les dessins de Gruau, les photographies de Demarchelier et les créations de Dior côtoient les œuvres contemporaines de Yan Lei, Zheng Guogu, Liu Jianhua, Yan Pei-Ming,..

Les initiatives et partenariat des marques se multiplient sans fin : Net-à-porter sort une collection baptisée ‘Art Capsul’, dont les prix des vêtements s’alignent sur la cote artistique, Maison Martin Margiela annonce son soutien à l’artiste Baptiste Debombourg dans le cadre du Parcours Saint-Germain d’Art Contemporain, Lanvin choisit de mettre en scène César en exposant dans ses vitrines du Faubourg Saint-Honoré trois de ses œuvres, Prada annonce sa nouvelle collaboration avec Damien Hirst pour une œuvre quatarie..

 

 

En effet, la mode a toujours été, par sa créativité et son artisanat, classée comme un art à part entière. Les frontières se sont peu à peu brouillées, à un point tel que l’un sans l’autre est inconcevable. Petit à petit, la mode s’est donc confondue avec l’art, et c’est avec une complète légitimité qu’elle s’est ensuite affichée dans le lieu artistique ultime : le musée.

L’une des premières manifestations à faire date fut la rétrospective ‘Yves Saint Laurent, 25 Years of Design’, la première à être organisée du vivant d’un couturier, en 1983 au Metropolitain Museum of Art de New York. L’exposition voyagera ensuite tout autour du monde, de Pékin à Moscou en passant par Sydney.

Avec cette exposition, Yves Saint Laurent reçoit – une fois de plus – la reconnaissance de son travail en tant qu’art, art témoin.

“J’ai essayé de montrer que la mode est un art. J’ai suivi en cela les conseils de mon maître Christian Dior, et la leçon impérissable de mademoiselle Chanel. J’ai créé pour mon époque et j’ai essayé de prévoir ce que sera demain” Yves Saint Laurent,1983.

 

 

L’art, dans un cercle sans fin, nourri la mode, elle-même qualifiée d’art : Robes Mondrian chez Yves Saint Laurent (1965), d’inspiration Warhol chez Jean-Charles de Castelbajac (1984), street-art chez Prada (Été 2014), chapeaux surréalistes de Dalí pour Elsa Schiaparelli (1937), sacs Sprouse (2001), Murakami (2003), ou Kusama (2012) chez Louis Vuitton,… Une source d’inspiration inépuisable.

Tout comme une œuvre , la mode se veut être le témoin d’une civilisation révolue, d’un instant donné. Car la mode, comme chaque domaine artistique (peinture, sculpture, musique, littérature), est un merveilleux curseur d’observation de l’évolution des sociétés.

Yves Saint Laurent dira, en 2002, avoir « participé à la transformation de [son] époque. Je l’ai fait avec des vêtements, ce qui est sûrement moins important que la musique, l’architecture, la peinture (…), mais quoi qu’il en soit, je l’ai fait ».

 

 

L’exposition ‘La Mécanique des dessous‘, organisée aux Arts Décoratifs jusque fin novembre 2013, rapporte ainsi l’influence du vêtement dans la construction et la perception du corps de la femme : faux-culs, corsets, gaines, crinolines,.. rendent compte des mœurs et diktats des sociétés d’hier et d’avant-hier ; et ce aussi efficacement qu’une peinture ou un ouvrage historique. On citera aussi l’exposition du Musée d’Orsay organisée en 2012 , ‘L’impressionnisme et la mode‘, rendant hommage aux qualités d’observations et de réalisme vestimentaire des artistes du courant.

L’une des formes les plus abouties de ce mariage entre art et mode pourrait être la performance ‘The Impossible Wardrobe conçue par Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera, avec l’actrice Tilda Swinton. L’anglaise s’est fondue dans le corps d’un conservateur, apprenant les gestes de manipulation de ces costumes impossibles à porter, stockés par milliers dans les réserves, et les présentant au public avec une infinie douceur. Presque une pièce de théâtre, un tableau vivant convoquant l’histoire personnelle de chacune de ces pièces, ressuscitant des époques révolues, des personnages oubliés.

 

 

Un mariage largement consommé, et savouré…