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The Dalmore

Vins & Spiritueux

The Dalmore s’invite à Table Ronde

22 janvier 2017

Récemment, j’ai été invité à (re)découvrir le whisky The Dalmore lors d’un dîner imaginé et réalisé par le Chef Jérôme Banctel. Un moment vraiment très plaisant où les papilles ont été mises en ébullition.

 

 

Avant de nous plonger dans ces fabuleux accords mets et whisky, quelques mots sur la fabuleuse histoire du whisky The Dalmore qui va vous faire voyager dans le temps.

En 1263, Colin Kintail, chef du clan Mackenzie sauva le roi d’Écosse d’un cerf lors d’une partie de chasse. L’expression « la fortune sourit aux audacieux » n’a jamais été aussi vraie que pour ce héros écossais. En effet, le roi, en gage de sa reconnaissance, lui donna non seulement des terres mais lui accorda également au clan le droit de porter les armoiries du cerf royal à douze bois.

 

6 siècles plus tard…

 

En 1839, un entrepreneur appelé Alexander Matheson se mit en quête du lieu idéal pour y construire sa distillerie. À une époque où un grand nombre de ses confrères avaient choisis de construire des distilleries dans la vallée, en raison des lignes de chemin de fer existantes et du climat plus favorable, Matheson recherchait, quant à lui, un endroit possédant les meilleures ressources naturelles pour fabriquer un whisky de la plus haute qualité.

 

 

Il choisit un endroit reculé, y compris des entrepôts et d’une ligne de chemin de fer. C’est grâce à Matheson, qui est sorti des sentiers battus, que The Dalmore possède encore aujourd’hui un caractère et un goût unique.

 

Les frères Mackenzie deviennent les gardiens de The Dalmore

 

Après avoir dirigé la distillerie pendant 28 ans, Matheson décida de passer le flambeau à une nouvelle génération. Andrew et Charles Mackenzie en reprirent les rênes en 1867.

Animés par une formidable volonté de réussir et apportant avec eux l’emblématique tête de cerf de leurs ancêtres qui orne toutes les bouteilles The Dalmore depuis cette date, ils se lancèrent dans l’aventure. Leur savoir et leur passion pour le whisky sont à l’origine de la nouvelle ère pour The Dalmore.

 

 

Aujourd’hui, la distillerie est encore située sur les rives du Cromarty Firth, face à la fertile Black Isle (ou île noire mentionné dans Tintin).

La distillerie Dalmore continue de créer des whiskies extrêmement chers, qu’ils décrivent eux-mêmes comme des investissements. Pour obtenir ces whiskies, Richard Paterson sélectionne un certain nombre de fûts ayant contenu des vins français, du madère, du sherry, du marsala, du porto et du bourbon du Kentucky. Il réalise ainsi des mariages qui représente une remarquable prouesse.

 

 

Place au dîner ! Le chef, doublement étoilé, Jérôme Banctel s’est activé dans la cuisine ouverte juste en face de nous. Tout au long du repas, j’ai souvent retrouvé des notes de chocolat, de saveurs d’épices et de café lors des dégustations de Dalmore.

 

 

Nous avons démarré par un coeur d’artichaut « Macau » en impression de sakura et coriandre fraîche Espuma au jambon bellota. Côté whisky, cette entrée a été associée à un Matusalem Gonzalez Byass 30 ans d’âge.

 

 

Ensuite, nous avons dégusté un magnifique saumon mi-fumé, bois de cèdre, carbonara café associé à un Dalmore Cigar Malt Reserve.

 

 

Evidemment cuit à la Japonaise, selon des méthodes traditionnelles.

 

 

Autre temps fort, le cochon de lait de Burgos croustillant, sauce curry et datte avec un Dalmore 15 ans d’âge.

 

 

Et clou du spectacle, nous avons terminé ce délicieux dîner avec un Grain de café meringué, crème glacée au sirop de merisier avec un Dalmore King Alexander III.

 

 

Je terminerai cet article par une superbe anecdote racontée pendant le dîner.

Dans les Highlands, un client très riche vient acheter du whisky The Dalmore et il commence une dégustation avec Richard Paterson. A un moment Richard Paterson le gifle et lui dit qu’il doit prendre davantage le temps de déguster du whisky The Dalmore. Chose faite par l’homme riche, très surpris par cette intervention. 15 secondes s’écoulent cette fois-ci mais une gifle part de nouveau. Richard Paterson insiste pour que l’homme déguste encore plus lentement. Quelques secondes plus tard, l’homme pleure et il lui dit : « c’est la première fois que je bois du whisky ».

Tout ça pour dire, qu’il est très important de garder le whisky en bouche et de le passer sur l’ensemble du palais pour avoir plusieurs impressions aromatiques.