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TOP 50 du luxe français sur Facebook

2 mars 2017

Mis à jour en avril 2017, voici notre top consacré aux marques de luxe françaises présentes sur le réseau social Facebook !

Le luxe 2.0

Le luxe est défini comme étant un mode de vie caractérisé par de grandes dépenses consacrées au superflu.

Parallèlement à cette définition, le luxe a bien changé : il est entré dans l’ère du digital.

Bien loin de l’image de rareté et d’élitisme qu’ont toujours prôné les marques de luxe, elles jouent désormais, la carte de l’ultra-accessibilité en s’implantant massivement sur les réseaux sociaux. Un phénomène qui a vite pris une tournure mondiale.

Ce soudain engouement pour les réseaux sociaux s’inscrit dans une logique de communication et de fidélisation auprès des fans. Dernièrement, on a vu de nombreuses marques s’implanter sur Pinterest, Instagram ou encore Tumblr.

Surprenant? Pas vraiment, compte tenu de la teneur en 15-25 ans présents sur les réseaux sociaux. Ceux-ci permettent de cibler des catégories plus jeunes et éloignées des grandes villes, et surtout, offrent un moyen de communication direct avec les clients.

Il m’est donc apparu évident de réaliser un classement des marques de luxe françaises, parallèlement à la dynamique croissante et flagrante du nombre de fans sur Facebook.

Bien évidemment, la quantité de fans ne s’inscrit pas dans la renommée d’une marque. Il s’agit ici de situer et de comparer les marques selon un indice de notoriété et d’influence de leurs pages Facebook respectives. (hors pages non-officielles)

Plus efficace que certains canaux plus classiques de communication, Facebook permet d’atteindre davantage de consommateurs et plus précisément la volatile génération Y. L’enjeu, cependant, est de maîtriser son image et sa réputation

Sans surprise, les emblèmes de la culture française à l’étranger, à savoir, Louis Vuitton, Dior ou encore Chanel, sont de loin les plus performants sur la toile, et ce, tous réseaux confondus.

Et n’oubliez pas, la quantité ne fait pas toujours la qualité.

 

(classement en date du 14 avril 2017):

1). Louis Vuitton19,2 M fans

2). Chanel – 18,8 M fans

3). Dior – 15,8 M fans

4). Lancôme – 8,5 M fans

5). Cartier – 4,4 M fans

6). Christian Louboutin – 3,2 M fans

7). Moncler – 2,9 M fans

8) Saint Laurent Paris – 2,7 M fans

9). Hermès – 2,7 M fans

10). Givenchy – 2,6 M fans

11). Grey Goose – 2,4 M fans

12). Chloé – 1,9 M fans

13). Rémy Martin – 1,7 M fans

14). Longchamp – 1,4 M fans

15). Guerlain – 1 M fans

16). Martell Cognac – 950 K fans

17). Jean Paul Gaultier – 930 K fans

18). Piaget – 740 K fans

19). Balmain – 720 K fans

20). Lanvin – 670 K fans

21). Van Cleef & Arpels – 610 K fans

22). Dom Pérignon – 510 K fans

23). G.H.MUMM – 480 K fans

24). Sisley – 410 K fans

25). Céline – 360 K fans

26). Bell & Ross – 360 K fans

27). Christian Lacroix – 320 K fans

28). Nina Ricci – 320 K  fans

29). Lolita Lempicka – 300 K fans

30). Ladurée – 290 K fans

31). Paco Rabanne – 290 K fans

32). Pierre Hermé Paris – 250 K fans

33). Lancel – 210 K fans

34). Fauré le Page – 210 K fans

35). Perrier-Jouet – 200 K fans

36). Fauchon – 180 K fans

37). Repetto – 170 K fans

38). Boucheron – 160 K fans

39). Chaumet – 160 K fans

40). Bollinger – 140 K fans

41). Château Haut-Brion130 K fans

42). Louis Roederer 120 K fans

43). Roger Vivier – 120 K fans

44). Weston – 90 K fans

45). Goyard – 80 K fans

46). Sonia Rykiel – 80 K fans

47).  Ruinart – 70 K fans

48). Baccarat – 50 K fans

49). Fragonard – 45 K fans

50). Christofle – 40 K fans

A noter que 5 autres marques de luxe françaises ne sont pas si loin du top : Pierre Hardy – 35 K fans, Barbara Bui – 35 K fans, Moynat – 15 K fans, Fred – 15 K fans et Caron – 20 K fans.

Je vous rappelle que ce Top 50 n’a qu’un intérêt purement quantitatif et que le plus important pour une marque sur Facebook reste par exemple le reach ou l’implication par posts.

Pour toute remarque ou oubli de ma part, merci de me le signaler ! Je tiens à ce que ce classement soit le plus authentique et exhaustif possible. Dans un souci d’objectivité, vos contributions seront miennes.

Luxe

Art et mode : un mariage largement consommé

21 octobre 2013

La nouvelle vient de tomber : le parfum Miss Dior s’exposera au Grand Palais pour une exposition éphémère, du 13 au 25 Novembre. Dans le même temps, on ne parle que de la rétrospective Azzedine Alaïa qui se déroule en ce moment au Palais Galliera, jusqu’au 26 Janvier 2014. L’occasion de revenir sur ce mariage largement consommé entre art et mode.

 

 

Culture Chanel ©LXRV

Culture Chanel ©LXRV

 

Un parfum au musée ? Ceci n’est pas sans rappeler l’énorme rétrospective organisée par Chanel il y a quelques mois au Palais de Tokyo, pour son iconique parfum N°5. Seul Chanel pouvait alors se targuer de pouvoir prétendre à un tel dispositif, le parfum étant devenu, plus qu’une fragrance, l’icône d’une style de vie à la française. Un dispositif inspiré de l’exposition ‘The Little Black Jacket‘ débutée en 2012 à New York.

 

Miss Dior s'installe au Grand Palais © Dior

Miss Dior s’installe au Grand Palais © Dior

 

Aujourd’hui, en annonçant cette exposition, Dior semble vouloir lui aussi mettre les pieds au musée.. Même s’il possède déjà le sien, le musée Christian Dior, situé à Granville (Manche) dans la maison familiale des Dior. L’art est inscrit dans les gênes de la maison, car Christian Dior fut avant tout un galeriste, exposant des Picasso, des Braque, Giacometti,..

 

'Esprit Dior' au MOCA de Shanghai © Dior

‘Esprit Dior’ au MOCA de Shanghai © Dior

 

Cette exposition Miss Dior semble intervenir dans un concept global d’esthétisation artistique de la marque, dont le point de départ est l’exposition ‘Esprit Dior’, se déroulant en ce moment au Museum Of Contemporary Art de Shanghai. Les dessins de Gruau, les photographies de Demarchelier et les créations de Dior côtoient les œuvres contemporaines de Yan Lei, Zheng Guogu, Liu Jianhua, Yan Pei-Ming,..

Les initiatives et partenariat des marques se multiplient sans fin : Net-à-porter sort une collection baptisée ‘Art Capsul’, dont les prix des vêtements s’alignent sur la cote artistique, Maison Martin Margiela annonce son soutien à l’artiste Baptiste Debombourg dans le cadre du Parcours Saint-Germain d’Art Contemporain, Lanvin choisit de mettre en scène César en exposant dans ses vitrines du Faubourg Saint-Honoré trois de ses œuvres, Prada annonce sa nouvelle collaboration avec Damien Hirst pour une œuvre quatarie..

 

L'installation 'Prada Marfa' des artistes Michael Elmgreen et Ingar Dragset, insallée dans le désert du Texas depuis 2005, risque d'être démontée dans les prochaines semaines © Noel Kerns

L’installation ‘Prada Marfa’ des artistes Michael Elmgreen et Ingar Dragset, insallée dans le désert du Texas depuis 2005, risque d’être démontée dans les prochaines semaines © Noel Kerns

 

En effet, la mode a toujours été, par sa créativité et son artisanat, classée comme un art à part entière. Les frontières se sont peu à peu brouillées, à un point tel que l’un sans l’autre est inconcevable. Petit à petit, la mode s’est donc confondue avec l’art, et c’est avec une complète légitimité qu’elle s’est ensuite affichée dans le lieu artistique ultime : le musée.

L’une des premières manifestations à faire date fut la rétrospective ‘Yves Saint Laurent, 25 Years of Design’, la première à être organisée du vivant d’un couturier, en 1983 au Metropolitain Museum of Art de New York. L’exposition voyagera ensuite tout autour du monde, de Pékin à Moscou en passant par Sydney.

Avec cette exposition, Yves Saint Laurent reçoit -une fois de plus- la reconnaissance de son travail en tant qu’art, art témoin.

 

« J’ai essayé de montrer que la mode est un art. J’ai suivi en cela les conseils de mon maître Christian Dior, et la leçon impérissable de mademoiselle Chanel. J’ai créé pour mon époque et j’ai essayé de prévoir ce que sera demain » Yves Saint Laurent,1983

 

Art (4)

Robe inspirée des œuvres de Mondrian, défilé Haute Couture Automne-Hiver 1965 Yves Saint Laurent © Fondation Bergé-YSL

 

L’art, dans un cercle sans fin, nourri la mode, elle-même qualifiée d’art : Robes Mondrian chez Yves Saint Laurent (1965), d’inspiration Warhol chez Jean-Charles de Castelbajac (1984), street-art chez Prada (Été 2014), chapeaux surréalistes de Dalí pour Elsa Schiaparelli (1937), sacs Sprouse (2001), Murakami (2003), ou Kusama (2012) chez Louis Vuitton,… Une source d’inspiration inépuisable.

Tout comme une œuvre , la mode se veut être le témoin d’une civilisation révolue, d’un instant donné. Car la mode, comme chaque domaine artistique (peinture, sculpture, musique, littérature), est un merveilleux curseur d’observation de l’évolution des sociétés.

Yves Saint Laurent dira, en 2002, avoir « participé à la transformation de [son] époque. Je l’ai fait avec des vêtements, ce qui est sûrement moins important que la musique, l’architecture, la peinture (…), mais quoi qu’il en soit, je l’ai fait ».

 

Les vêtements de plein air - Exposition 'L'impressionnisme et la mode' © Musée d’Orsay, Sophie Boegly

Les vêtements de plein air – Exposition ‘L’impressionnisme et la mode’
© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

 

L’exposition ‘La Mécanique des dessous‘, organisée aux Arts Décoratifs jusque fin novembre 2013, rapporte ainsi l’influence du vêtement dans la construction et la perception du corps de la femme : faux-culs, corsets, gaines, crinolines,.. rendent compte des mœurs et diktats des sociétés d’hier et d’avant-hier ; et ce aussi efficacement qu’une peinture ou un ouvrage historique. On citera aussi l’exposition du Musée d’Orsay organisée en 2012 , ‘L’impressionnisme et la mode‘, rendant hommage aux qualités d’observations et de réalisme vestimentaire des artistes du courant.

L’une des formes les plus abouties de ce mariage entre art et mode pourrait être la performance ‘The Impossible Wardrobe conçue par Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera, avec l’actrice Tilda Swinton. L’anglaise s’est fondue dans le corps d’un conservateur, apprenant les gestes de manipulation de ces costumes impossibles à porter, stockés par milliers dans les réserves, et les présentant au public avec une infinie douceur. Presque une pièce de théâtre, un tableau vivant convoquant l’histoire personnelle de chacune de ces pièces, ressuscitant des époques révolues, des personnages oubliés.

 

Sans griffe, Eventail en plumes d'aigle, vers 1900 Collection Galliera © Piero Biasion

Sans griffe, Eventail en plumes d’aigle, vers 1900 Collection Galliera © Piero Biasion

 

Un mariage largement consommé, et savouré…

Luxe

La haute couture, bonne étoile de l’artisanat

17 octobre 2013

Symbole d’ultra-luxe et mère de vêtements légendaires, la haute-couture n’en demeure pas moins une industrie indispensable au monde de l’artisanat..

Ses exigences ont assuré la pérennité de nombreuses maisons, spécialisées dans un unique métier difficile à transmettre, et difficile à remplacer.

Tour d’horizon de ces maisons sauvées par les grands noms de la mode.

Depuis 1997, la maison Chanel a véritablement construit un empire de l’artisanat, dont la célébration annuelle se tient début décembre lors de son défilé des Métiers d’Art.

Chaque année, une ville est mise à l’honneur, et toute la création qui en découle y est célébrée : Édimbourg et ses tweeds en 2012, Bombay et ses parures en 2011, Byzance et ses broderies en 2010…

 

Des tweeds aux broderies, mille et uns détails qui font de la couture un art ©Chanel

Des tweeds aux broderies, mille et uns détails qui font de la couture un art ©Chanel

 

On y célèbre un savoir-faire exceptionnel et des traditions ancestrales, créateurs de vêtements uniques par de petites mains magiques.

Le crew Chanel, nommé Paraffection, regroupe désormais le parurier Desrues, les brodeur Lesage et Montex, le modéliste Michel, les bottiers Massaro et Roveda, l’orfèvre Goosens, le gantier Causse, le plumassier Lemarié, le parurier floral Guillet

Bruno Pavlovsky, directeur des activités mode au sein de la marque, explique que  » le rôle de Paraffection est de donner à ces maisons les moyens de se développer. C’est à la fois un investissement dans la création et une réalité économique avec des maisons qui se développent, recrutent et recherchent sans cesse de nouveaux clients ».

 

Il y a vingt ans, Hermès pariait sur l’orfèvre Puiforcat, le rachetant et faisant de la maison l’un des ses fournisseurs officiels en joaillerie et arts de la table. Avec cette acquisition , l’entreprise vit ses activités se diversifier, pour répondre à une demande plus contemporaine, alliée à une habileté légendaire.

L’enjeu principal de ces associations entre mastodontes mondialisés et maisons confidentielles ? Apprendre à se réinventer, à trouver le bon équilibre entre A.D.N personnel et codes de marque.

Car on aurait pu croire les métiers d’Arts morts et enterrés sur l’autel de la sur-consommation et de la production en série ; mais c’est le mouvement inverse qui s’est produit : la recherche d’un ultra-luxe, d’une production extrêmement minutieuse et rare, s’est accrue avec les années.

Aujourd’hui, le bling-bling a laissé place à la modestie, et un objet extrêmement bien réalisé, portant une histoire entre ses plumes ou au fond du chapeau, fait davantage rêver qu’un sac au monogramme uniformisé.

Par le rachat de ces maisons artisanales par de grands groupes, la pérennité de ces savoirs-faire semble assurée. Une solution gagnante pour chacun, et une bonne manière d’allier prestige et virtuosité pour tous.

 

Une brodeuse vérifiant la bonne tenue des galons ©Loic Prigent pour Signé Chanel

Une brodeuse vérifiant la bonne tenue des galons ©Loic Prigent pour Signé Chanel

 

Cependant, même avec toute la volonté du monde, certains métiers disparaissent à la mort de leur artisan. Par exemple, la disparition de Raymonde Pouzieux, passementière, ayant pour principal client -mais quel client- Chanel, entraîne doucement la périclitation de son art.

N’ayant trouvé aucun apprenti capable de la seconder, Raymonde a continué inlassablement à créer ses fameux galons jusqu’à la fin, son tour de main disparaissant avec elle.

La transmission de ces savoirs et techniques est aujourd’hui primordiale. Ils restent les uniques témoins actuels de cette exception française de l’artisanat, indissociable de la Haute Couture de l’Hexagone.

De nombreuses structures cherchent à présent à protéger ces maisons et ces artisans n’ayant pas la chance de bénéficier du support d’un grand groupe industriel : l’Institut National des Métiers d’Arts, qui organise conférences et remise de prix pour encourager les vocations; ou encore les Ateliers d’Arts de France, organisation professionnelle des métiers d’arts regroupant artistes et manufactures françaises.

La Chambre du commerce et de l’Industrie de Paris, observant avec inquiétude ce déclin, a mis en place un programme de rencontres et formations, pour permettre un dialogue constant entre maisons de luxe et artisans.

De nombreux prix récompensent chaque année ces artistes qui font le choix du fait main, de l’innovation et de la recherche esthétique : on citera les Talents du Luxe et de la Création, décernés par le Centre du luxe et de la création, ou le Prix Pour l’Intelligence de la main de la Fondation Liliane Bettencourt.

 

Présentation du travail de Yiqing Yin au Festival de Hyères, en 2010 © Photos Pierre-Jean Manfréo

Présentation du travail de Yiqing Yin au Festival de Hyères, en 2010 © Photos Pierre-Jean Manfréo

 

Aujourd’hui, les savoirs-faire ancestraux reviennent au goût du jour, grâce à la relève de designers et marques avides de nouveauté et de renouvellement : des plissés de Géard Lognon à ceux de Yiqing Yin, chacun brille par sa beauté.. et grâce à sa bonne étoile.